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Au cours des dix dernières années, le nombre d’enfants scolarisés a augmenté. Cependant, l’accès à l’éducation de base pour des millions de personnes appartenant à des minorités ethniques ou linguistiques, des personnes handicapées, des populations de zones rurales et reculées, des enfants des rues et orphelins de guerre et victimes du SIDA ne s’est pas amélioré.
Si la scolarisation primaire universelle a connu une avancée importante, elle s’est souvent soldée par une détérioration de la qualité de l’enseignement. Des millions de jeunes quittent l’école sans les connaissances et compétences dont ils ont besoin pour trouver leur place dans la société et sur le marché du travail. De plus, la proportion d’adultes analphabètes, en particulier des femmes, reste importante. C’est en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud que la situation est la plus préoccupante.
En 2000 déjà, le Forum mondial de Dakar s’était doté d’un cadre d’action dans lequel il fixait six objectifs à atteindre pour garantir l’EPT d’ici 2015. Ces objectifs incluent l’ensemble de la population concernée, jeunes et adultes, dont les besoins éducatifs fondamentaux n’ont pas été satisfaits.
Les besoins éducatifs fondamentaux ont été définis comme l’ensemble des connaissances de bases comprenant à la fois les outils d’apprentissage essentiels (lecture, écriture, expression orale, calcul, résolution de problèmes) et les contenus éducatifs fondamentaux (connaissances, aptitudes, valeurs, attitudes). La réalisation des besoins éducatifs fondamentaux est une condition à la mise en œuvre du droit à l’éducation. Elle suppose non seulement l’accès universel à la scolarisation primaire et aux programmes d’alphabétisation mais aussi leur achèvement et l’acquisition de réelles connaissances et compétences. Elles constituent des pré-requis à la capacité des personnes de gérer leur vie de façon autonome et de s’adapter à un environnement en constante mutation. Ainsi l’éducation constitue à la fois un facteur du développement et sa finalité.
L’EPT est ainsi un objectif social pertinent. Sa réalisation implique la responsabilité de l’ensemble des acteurs, principalement l’Etat qui en est le garant, mais aussi les organismes d’aide internationaux, les associations et organisations de la société civile, de même que les élèves, apprenant-e-s, enseignant-e-s, formateurs et formatrices, les parents et leurs associations.
Pour assurer la mise en œuvre des objectifs fixés, la communauté internationale doit faire face à trois grandes difficultés du côté de l’offre éducative:
Du côté de la demande, des pratiques discriminatoires au sein des familles entre la scolarisation des filles et des garçons persistent.
Liens
Site officiel de la DDC sur l’Education


